Catherine Farvacques

 Elle est à sa manière une primitive, guidée par un instinct sciemment cultivé, instruite par une nature où elle s'immerge avec délectation. "

C'est en 1963 que je pousse ses premiers cris en région parisienne. A défaut de bonne fée, c'est un cheval qui s'est sans doute penché sur son berceau, l'attrait qu'il exerça sur elle très jeune se transformant vite en obsession.
Plus tard, sur les traces de ses parents eux même peintres, toujours les bottes aux pieds, elle s'oriente tout naturellement vers une carrière artistique et suit les cours des Arts Décoratifs et l'Ecole du Louvre.
La bougeotte aidant, c'est encore le cheval qui la mène six mois par an en Turquie où elle organise des raids équestres. Huit milles kilomètres à cheval en Anatolie Centrale finissent par la déposer en 1989 en Bretagne où elle découvre la chasse, sous toutes ses formes.
C’'est en 1991 la première exposition, suivie bientôt par beaucoup d'autres. Ne se contentant pas d'utiliser une seule technique, elle pratique avec le même entrain l'huile, le dessin, la gravure sur cuivre et se lance actuellement dans la sculpture.
Nouvelle découverte en 98 d'un esprit sans cesse à la recherche de sensations non galvaudées : la tauromachie, qui deviendra une autre source de création.
Les voyages, toujours plus lointains, toujours plus fréquents, sont aussi prétexte à des thèmes d'expositions (Mongolie, Yémen, Kirghizistan) ainsi qu'à des films sur...la chasse et les chevaux.